frendeites

Le cimetière israélite

La communauté juive de Marmoutier enterrait ses morts à Saverne jusqu'au XVIIIe siècle, moyennant loyer et redevances.

 

En 1792, après la Révolution, l'octroi de la citoyenneté aux juifs leur permet d'ouvrir leurs propres cimetières. Ainsi, en 1798 la municipalité de Marmoutier leur met un terrain à disposition à l'extérieur de la ville, à l'entrée de la forêt du Tannenwald.

Disposé le long d'un ruisseau, il compte plus de 500 pierres tombales réparties de chaque côté d'un chemin bordé d'une rangée de cyprès. Celles des juifs modestes sont à gauche, proches du ruisseau, et recouvertes d'une simple stèle ou pierre. Sur le côté droit, vers le haut, les monuments plus imposants, appartiennent aux familles aisées et sont souvent ornés de décors floraux ou solaires, de symboles comme l'aiguière des Lévites, ou de mains jointes pour les couples.

Contrairement à l'obligation qui leur fut faite (après l'annexion allemande en 1870) de n'utiliser que la langue allemande pour leurs inscriptions, les juifs continuaient l'utilisation de l'hébreux et du français.

Parmi les tombes on verra, entre autres, celles de Louis Kahn (1821-1889), père d'Albert Kahn, de Joseph Bloch (maire de 1877 à 1879), du Docteur Joseph Bielski (maire de 1893 à 1914) et de Pierre Katz (1927-2006), le dernier représentant de l'ancienne communauté juive de Marmoutier.